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Les salariés jugent leurs bureaux
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Anne Thévenet-Abitbol : « Partir du bureau à 16h ou 17h ? Aujourd’hui, ce n’est plus un sujet »

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Interview
Publié le 2020-12-02 17:48:19

Anne Thévenet-Abitbol

Anne Thévenet-Abitbol
Directrice Prospective et nouveaux Concepts
Danone

À la sortie du confinement, comment avez-vous réussi à recréer ces interactions si nécessaire à votre métier « créatif » ?

Mon entreprise a été très attentive à mettre en place un ensemble de pratiques visant à protéger ses employés, limitant le nombre de collaborateurs sur place, et réduisant l’accès au personnes extérieures. Du coup, avec mon équipe, nous avons privilégié des réunions en plein air, auxquelles pouvaient participer nos prestataires. J’ai même organisé des réunions dans la cour de mon immeuble. C’est comme cela que nous avons renoué le contact, et pu bénéficier des « frottements » des personnalités des uns, des autres, et de renouer avec la joie d’être ensemble.

Se retrouver « physiquement », qu’est-ce que cela apporte ?

Avec le télétravail, on peut être tenté de se demander si c’est si important d’aller au bureau pour une réunion alors que le reste peut être fait de chez soi. Mais, outre le fait qu’on a besoin d’interactions sociales, on se rend compte qu’en se retrouvant physiquement au même endroit, par des discussions informelles, on met le doigt sur des problèmes et des solutions que l’on n’aurait pas identifiées si chacun avait été face à son ordinateur.

Présence physique ou télétravail : comment évoluent les mentalités ?

Il me semble que depuis la crise du Covid-19, il y a moins de rigidité, et plus de compréhension. Avant lorsque l’on voyait quelqu’un repartir du bureau à 16h ou 17h, on le jugeait. Aujourd’hui on y fait à peine attention ! Peut-être qu’il a travaillé plus tôt de chez lui, peut-être qu’il s’y remettra plus tard de son domicile... Pour une société française très basée sur la culture de la présence, c’est un changement énorme. Nous avons enfin compris que les gens ont la capacité de travailler à plein de moments différents d’une journée. Venir au bureau pour y trouver une émulation collective, et choisir la distance pour les réunions à deux ou le travail plus solitaire.

Demain, à quoi ressemble le bureau idéal selon vous ?

Un bureau (un siège social) est supérieur à la somme de ses bureaux (le mobilier) ! Aujourd’hui, il faut concevoir des espaces où l’on s’installe pour travailler, tout autant que des endroits de frottements, de rencontres informelles. Le bureau idéal pour moi doit s’acquitter de ses deux missions : favoriser la productivité d’une part et favoriser la créativité par les échanges avec des gens qui ne pensent pas forcément comme vous, c’est cette deuxième fonction qu’internet et les nouveaux outils ne permettent que trop peu.


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