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Les salariés jugent leurs bureaux
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Les Vrais/Faux

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Focus

Publié le 2017-06-01 13:50:05

Stop aux idées reçues !
Que pensent réellement les cadres franciliens
de leur environnement de travail ?


Il existe un effet « jeunes parents » au bureau.

VRAI. Avec l’arrivée des enfants, les attentes changent en matière de flexibilité au bureau. La gestion des imprévus devient un élément clé de l’équilibre de vie des jeunes parents, souvent trentenaires, et ce d’autant plus qu’ils sont à un âge stratégique en termes de promotion professionnelle; autrement dit ces générations peuvent consentir de gros horaires de travail mais doivent avoir la capacité de s’organiser en conséquence

C’est une attente plus forte dans les zones périphériques, comme la Défense / péri-Défense (72 % des cadres y considèrent la flexibilité des horaires comme primordiale) ou la première couronne de Paris (70 %), au contraire de quartiers centraux comme Paris Centre Ouest (seulement 55 %): la centralité rend les cadres moins sensibles à la flexibilité des horaires.

Les trentenaires sont ainsi ceux qui considèrent le plus (à 55 %) qu’il est primordial d’avoir des bureaux situés à proximité de son domicile (contre 41 % pour les plus de 50 ans). La tranche d’âge 30-39 ans est enfin celle qui est la plus sensible à la possibilité de travailler à domicile (8 points de plus que les autres cadres).



La Défense, c’est ce qu’il y a de mieux après Paris.

PLUTÔT VRAI. La Défense se classe quatrième ex-aequo du classement Paris Workplace 2015, à deux doigts du podium. La modernité des équipements ainsi que la présence de services sont plébiscitées par les « Défensiens ». Les cadres travaillant à La Défense apprécient globalement la visibilité extérieure de leur bâtiment et sa notoriété (81%), même s’ils sont plus réservés sur sa qualité architecturale (66%).

Mais les points faibles ne sont pas ignorés. Ce qui fait la singularité de la Défense comme quartier de bureaux peut aussi s’avérer être un handicap : 77 % des dirigeants et des cadres préfèrent travailler dans des quartiers mixtes, mêlant logements, commerces et bureaux, plutôt qu’aux quartiers d’affaires composés majoritairement de bureaux. La Défense souffre également d’un relatif manque d’accessibilité comparée à Paris.





« Tout sauf la Seine-Saint-Denis ! »

FAUX. Certes, la couronne Nord de Paris (Saint-Ouen, Saint-Denis, Pantin...) ne se classe qu’à la huitième place (sur 10) du Paris Workplace. En cause, la faible qualité perçue du cadre de vie, le sentiment d’insécurité et le manque de commodités et de commerces. Pour autant, les cadres de Seine-Saint-Denis ne sont pas plus malheureux que les autres : ils donnent une note de 6,8 /10 à leur bien-être au travail, soit exactement la moyenne générale des cadres franciliens. Et une majorité d’entre eux ne souhaitent pas que leur entreprise déménage (52%).

Ils apprécient notamment l’accessibilité du département en voiture (78 %, soit 18 points de plus que Paris et 10 points de plus que les Hauts-de-Seine) et l’aménagement des parties communes ainsi que les espaces collectifs sur leur lieu de travail. Autrement dit, les entreprises de Seine- Saint-Denis tirent profit d’un prix du mètre carré moins élevé qu’à Paris pour offrir de l’espace à leurs collaborateurs, compensant ainsi partiellement le manque d’attractivité du territoire.



« Le RER c’est l’enfer ! »

PLUTÔT VRAI... En tous les cas ce n’est pas le paradis. Les cadres qui se rendent en RER au bureau ont une note de bien-être au travail plus faible que la moyenne. En cause, bien sûr, la distance domicile-travail et le temps de trajet qui en résulte. Les cadres qui prennent le RER sont ceux qui sont le moins satisfaits de leur temps de transports (50 % contre 66 % pour les autres modes de transports). En conséquence, ils voient majoritairement le bureau « uniquement comme un lieu de travail où l’on préfère passer le moins de temps possible » (58 % soit 12 points de plus que les autres catégories de cadre).





« Côté bureaux, la banlieue sud-ouest rivalise avec Paris. »

VRAI. La boucle sud de Paris (Boulogne-Billancourt, Meudon, Sèvres, Issy-les-Moulineaux) est sur le podium du Paris Workplace 2015, derrière Paris Centre Ouest mais juste devant Paris Rive- Gauche. La Boucle sud s’appuie sur trois points forts :

« Les cadres parisiens sont exaspérés par les bouchons. »

PLUTÔT FAUX. L’accessibilité en voiture et la facilité de stationnement recueillent, certes, moins de 60 % de satisfaction chez les cadres qui travaillent à Paris intramuros, contre 78% en Seine Saint Denis ou 74 % dans le Val de Marne. Mais ce résultat est à nuancer puisque seuls 14 % des cadres de Paris Centre Ouest se rendent à leur travail en voiture. Les difficultés d’accessibilité en voiture sont largement compensées par l’hyper-satisfaction en matière d’accessibilité en transports en commun (90 % de satisfaction pour Paris intra-muros).



« L’argent ne fait pas le bonheur. »

FAUX. L’argent fait bel et bien le bonheur. Au risque de contrarier la maxime populaire, on ne peut que constater qu’il y a une relation strictement proportionnelle entre le niveau de rémunération et la note de bien-être au travail donnée par les cadres. Celle-ci va de 6,5 pour les salariés touchant moins de 40 K€ par an à plus de 7,5 pour les salariés touchant plus de 100 K€. La note de bien-être « gagne » 0,15 point par tranche de 10 K€...



« Vive le vélo ! Pédaler rend les cadres heureux. »

VRAI. Les cadres qui viennent à vélo sont ceux qui se disent les plus heureux : ils notent leur bien-être au travail à 7,1 contre 6,7 pour ceux qui viennent en transports en commun. Les cyclistes sont aussi les cadres les plus satisfaits de leurs bureaux (82 %), tous moyens de transports confondus.

Naturellement, le faible temps de trajet entre le domicile et le travail participe à ce bien-être, mais ce n’est pas la seule raison. Ainsi, à temps de trajet équivalent, les cadres cyclistes se disent davantage satisfaits de leurs bureaux que leurs collègues empruntant les transports en commun. Les cyclistes ont la même note de bien-être que ceux qui viennent à pied au travail, alors qu’ils ont en moyenne un temps de trajet plus long que ces derniers.



« L’open space est rejeté par les salariés »

VRAI ET FAUX. Les cadres qui travaillent en open space sont en moyenne moins satisfaits de leur bureau (71 % de satisfaction, soit 7 points de moins que le reste des salariés) et se disent en moyenne un peu moins heureux au travail (note de bien-être de 6,6 contre une moyenne générale de 6,8). Mais c’est avant tout le facteur générationnel qui pèse : l’open-space est rejeté par les plus de 40 ans qui, pour certains, ont connu d’autres configurations dans leur carrière et vivent cette situation comme une régression. Les moins de 30 ans, qui ont « grandi » avec les open spaces et sont davantage sensibles à la dimension sociale du travail, se montrent beaucoup moins hostiles.


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