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Véronique Bédague-Hamilius : « Je teste toujours en interne les solutions que je propose à nos clients. »

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Interview
Publié le 2019-06-18 16:50:53

Ancienne économiste au FMI, passée par la Mairie de Paris (Secrétaire générale) et par Matignon (Directrice de cabinet), Véronique Bédague-Hamilius a pris la tête du pôle Entreprise de Nexity. Elle y a amorcé un virage stratégique centré sur l’utilisateur et a constitué la plateforme Nexity Solutions Entreprise. Pour cette édition du Paris Workplace, elle nous explique comment elle teste d’abord en interne les solutions qu’elle propose ensuite à ses clients.

Photographie de Véronique Bédague-Hamilius

Véronique Bédague-Hamilius

De quoi vous parle un client quand il vient vous voir pour un projet immobilier ?

Je commence toujours par écouter mon client. Quelle que soit l’entreprise qui vient me voir, son premier réflexe est de me parler de sa stratégie, de l’ADN de son entreprise et de la transformation qu’elle vit. C’est seulement ensuite que nous envisageons la réponse immobilière, économique et d’usage. Le bureau est l’incarnation de la culture d’entreprise. Il matérialise son atmosphère et son management. Il doit dire qui vous êtes, vos valeurs et la façon dont vous travaillez. L’immobilier de bureau devient un élément de compétitivité clé sur un marché. C’est la signature. C’est pour cela que l’on ne travaille pas uniquement avec la direction immobilière, mais aussi avec le DRH et le DG.

Le bureau est l’incarnation de la culture d’entreprise. Il matérialise son atmosphère et son management.

Comment avez-vous pensé l’aménagement de vos propres bureaux ?

Je teste toujours en interne les solutions que je propose à nos clients. Je suis intimement persuadée que l’expérience fonde en partie les solutions. Pour moi, toute entreprise se doit par exemple d’avoir une place centrale, une « place de village ». Chez Nexity, nous avons aménagé au 5e étage de notre siège social un espace nommé « le troquet ». C’est notre lieu de rassemblement si nous avons un événement particulier à fêter, comme un appel d’offre gagné par exemple ! Tous les mois, nous organisons également un « talk » développeurs avec une thématique stratégique. Ces moments d’échanges permettent de fédérer les équipes, de faire un pas de côté et de prendre de la hauteur. Les collaborateurs se sont spontanément emparés du lieu pour y improviser des pique-niques. C’est là où l’on voit si le workplace véhicule vraiment la culture d’entreprise.

Il y a débat aujourd’hui sur le flex office. Chez Nexity, vous avez décidé de franchir le pas. Après plusieurs mois, quels sont vos premiers retours d’expérience ?

Il y a flex et flex. Dans le pôle promotion tertiaire de Nexity, nous sommes une soixantaine basée à Paris, avec certains salariés, les commerciaux notamment, qui occupent leur bureau 40 % de leur temps. Le flex a une rationalité économique évidente. Mais l’idée n’est pas de vivre les uns sur les autres ! Nous avons un environnement qui est maîtrisé : les assistantes restent en poste fixe, car elles organisent, elles ont un rôle « phare » en quelques sortes ; et nous avons créé des zones par métiers (développeurs, programme, montage…) pour nous retrouver plus facilement. Nous avons également adapté l’espace aux usages. En fonction de vos besoins, vous pouvez disposer d’un espace plus calme ou plus ouvert, ou choisir des espaces dédiés pour ancrer vos projets.

Il y a clairement eu un avant et après. Le flex libère les collaborateurs d’une forme de management « automatique » et hiérarchique. Il autonomise et responsabilise, parce qu’il permet aux collaborateurs de se rencontrer et d’échanger. Mes collaborateurs imaginent de nouvelles offres, car les métiers se croisent davantage. Le degré d’innovation est plus important et l’initiative est libérée.

Pour autant, faut-il totalement faire disparaître le bureau fermé ? Je ne suis pas sûre. Il faut pouvoir préserver certains moments de vie sociale et retrouver parfois une part d’intimité nécessaire. Pour les RH notamment, je pense qu’il faut des endroits protégés. Ce n’est pas tant une question de mètre carré mais encore une fois d’usages ! Nous nous sommes appliqués à nous-mêmes ce que nous voulons pour nos clients : mettre le client au centre des solutions !

Le Troquet


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